Escale à Helsinki, capitale finlandaise et ville d'histoire

Publié le par Sylvain

Après avoir quitté Rovaniemi vendredi dans la soirée, et un voyage en train de nuit de près de 12 heures pour effectuer les 800 km cap plein sud séparant mon fief finlandais de la capitale du pays, me voici débarqué en début de matinée à la gare d’Helsinki.

 

Entrée dans la capitale

Premières impressions ? D’abord, une relative fraîcheur, puisqu’il ne fait guère que -7°C, à comparer aux -20°C que je quittai la veille. Ensuite, le sentiment assez net de débarquer dans une capitale - depuis la gare on voit déjà les colonnes du Parlement – ou tout du moins une ville importante, avec en vue également les clochers des cathédrales, etc. Bien que Helsinki ne soit pas une énorme capitale, avec seulement un peu plus d’un million d’habitants, le contraste avec Rovaniemi est saisissant, surtout pour moi qui viens de passer 6 mois d’affilée dans le Grand Nord ! Ici, la circulation est plus dense, les trottoirs plus passagers, etc. La ville est sillonnée par le tramway, qui la plupart du temps circule sur les mêmes voies que les automobiles.

 

Variations architecturales

Le style architectural à Helsinki est très marqué. Selon certains observateurs, c’est le style nordique dans toute sa pureté. Les façades sont pour la plupart colorées, du jaune au bleu en passant par le rose. Les bâtiments officiels paraissent majestueux et massifs, sans passer par le colossal et l’excès de décoration. Bref, le style reste simple. Ainsi, le palais du gouvernement, dont une façade borde la célère place du Sénat, fait face à une façade identique de l’autre côté de la place, celle du bâtiment principal de l’Université. Et puis un style familier a frappé mon regard à l’approche du Hall Finlandia. En effet, cette construction accueillant expositions et spectacles a été entièrement conçue par Alvar Aalto, l’architecte finlandais ayant redessiné entièrement le plan de Rovaniemi après la deuxième guerre mondiale. Je retrouve donc la blancheur des édifices, leur aspect simple à formes néanmoins futuristes, et naturellement la signature de l’artiste, à savoir ce bouquet de perches blanches plantées dans la pelouse bordant la construction.

 

Cathédrales officielles sous influence

Sur la place du Sénat, pas de sénat, mais la Cathédrale blanche et massive surplombant la ville en haut d’un grand escalier. L’intérieur est sobre, surplombé par un gigantesque orgue, et orné entre deux colonnes de l’allée droite d’une statue de Luther. Helsinki est aussi profondément marquée de l’influence russe, compte tenu de l’histoire de la ville. On peut citer comme symbole la grande statue occupant le centre de la place du Sénat, et représentant le tzar russe Alexandre II, dont la bienveillance à l’égard du Duché de Finlande sous la domination russe n’a pas laissé les Finlandais indifférents. On retrouve aussi des indices de l’influence russe dans un autre bâtiment religieux, à vrai dire « la seconde cathédrale officielle » d’Helsinki (pas de séparation de l’Eglise et de l’Etat en Finlande) : la Cathédrale orthodoxe Ouspenski, consacrée à la Vierge Marie emportée dans son dernier sommeil. L’intérieur, une nouvelle fois moins impressionnant que la façade – rouge -, comporte de nombreuses voûtes et dorures.

 

Proximité

Sur le port d’Helsinki, à quelques dizaines de mètres de la cathédrale orthodoxe, face au marché, et tout près du point d’amarrage des ferries assurant les liaisons nombreuses avec les villes de la Baltique et de la Mer du Nord, le palais présidentiel se dresse modestement. Situé au centre de l’agitation de ce centre ville, il ne se distingue ni par l’architecture, puisque sa taille est modeste, et sa hauteur faible, ni par l’attention qui semble s’y porter à première vue. En effet, on distingue bien les grilles dorées face à ce bâtiment symétrique aux allures institutionnelles, mais pas de protection policière ou militaire en vue, tandis que dans le même temps la circulation automobile grouille devant ses grilles, tout comme d’autres animations telles que ce jour là le départ d’une compétition automobile.

 

Face à la mer

Comme à Rovaniemi, l’eau est très présente. Mais ici, il ne s’agit pas de bras de rivières, mais de bras de mer, qui s’engouffrent à de nombreux endroits, faisant de certains quartiers d’Helsinki de quasi presque îles. La mer qui s’engouffre à Helsinki et s’étend à l’horizon est gelée à cette saison, ce qui donne l’apparence de longues étendues planes, blanches et immobiles. Si l’on y regarde de plus près, la surface est en réalité constituée d’une glace brisée, dont les morceaux peuvent se mouvoir au passage des gros bateaux, dans les routes de navigation. Mais, sur d’autres plages, il est aisément possible de marcher sur la mer !

 

Après une longue journée de balades à travers la capitale finlandaise, tantôt en tram, tantôt à pied, et, le lendemain matin, un bon sauna - le dernier sur ma route vers le sud – et une promenade matinale sur les bords de mer, c’est l’heure d’embarquer, à la mi journée, dans le ferry pour Tallinn. Bientôt, écartant sur son passage les blocs de glace brisés qui recouvrent la surface de la mer, le Rosella s’éloigne lentement des côtes finlandaises… A bientôt la Finlande !

 

 

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Publié dans Carnets de voyages

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