L'aventure côté cours

Publié le par Sylvain

Il y a ce blog, bien sûr. Il y a mon job de guide, aussi. Il y a le ski, le sauna, la vie à Kuntotie… Et puis il y a mon prochain voyage, en Russie, Lettonie et Suède… Mais l’un des aspects majeurs de mon aventure dans le Grand Nord - et son objectif officiel et initial – reste l’année universitaire. Parlons en…

Les cours à l’université

J’apprécie toujours autant, voire de plus en plus avec la juxtaposition de mes activités diverses et de mes projets, le système de l’academic freedom (longuement décrit sur ce blog il y a quelques mois). C’est bien agréable de pouvoir à la fois choisir ses cours et les dates d’examen. De plus, les enseignants se montrent toujours aussi souples dans les délais et les formalités administratives, ce qui facilite bien l’organisation de l’étudiant de la Lapin Yliopisto ! Le nombre de cours en anglais offert – du moins à la faculté de droit – est grand ce semestre encore, ce qui laisse un large choix. Les cours sont toujours peuplés d’une dizaine, voire d’une vingtaine d’étudiants, ce qui offre des conditions privilégiées, sans aucun doute. D’ailleurs, même si quelques étudiants Finlandais viennent de temps à autre joindre les cours en anglais, l’essentiel des participants est constitué d’étudiants internationaux. Composition qui ne change qu’assez peu d’un cours à l’autre. De plus, nous nous connaissons de toute façon tous le plus souvent très bien, et cela contribue à une ambiance conviviale à l’université, pendant et après les cours.

 

Au menu du second semestre

Ici aussi l’année universitaire est divisée en semestres. Pour attaquer le second, j’ai commencé en janvier l’apprentissage du finnois, ou pour être plus honnête des bases très élémentaires de ce langage… Dur dur, mais intéressant ! J’ai aussi suivi un cours traitant de l’histoire et de la société russes. Côté plus juridique, j’ai assisté dernièrement à deux conférences consacrée au droit international. Je commence tout juste l’étude du droit du travail scandinave, qui devrait me mener bientôt à un travail de comparaison avec le système français. Et puis je me suis aussi intéressé au latin juridique et, en ce moment toujours, j’étends mes connaissances sur la propriété intellectuelle, au cours d’un séminaire. Enfin, j’allais oublier l’œuvre majeure que je tisse déjà depuis plusieurs mois… Presque fini, l’essay de droit européen de quarante pages qui en fera finalement le double ! Oui, le programme est chargé, surtout quand il s’agit de le cumuler à toutes mes autres activités…

 

La course aux crédits

Le programme est si chargé en raison des impératifs qui se rapprochent… Et là, je vais faire un bond brutal de la fine substance des matières juridiques que je viens d’évoquer à une plus basse préoccupation quantitative… Celle du total de crédits ECTS à obtenir d’ici la mi-mai de façon à valider mon année ici. 60 ! Le nombre peut donner le vertige quand on jette en même temps un coup d’œil au calendrier et au bilan provisoire de la récolte ! Mais à condition de donner un bon coup de collier – ce que je me suis résolu ces jours ci – le compte devrait être bon au final ! Il reste le suspense – l’exaltation n’est pas exactement le terme qui convient – de cette folle course que nous sommes nombreux à avoir entamé à quelques semaines de la ligne d’arrivée. Certains chanceux – ou peut être le terme courageux conviendrait mieux – ont déjà rassemblé les précieux sésames pour le diplôme ou le passage en année supérieure, tandis que d’autres (inutiles de trouver un qualificatif) y ont déjà renoncé et se consolent en profitant au maximum de tous les autres aspects de l’aventure dans la dernière ligne droite !

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